Se lancer dans l'entrepreneuriat constitue un défi, mais il ouvre de nombreuses opportunités et favorise l'épanouissement personnel. L'État a créé plusieurs statuts afin d'instaurer un cadre propice à la réussite, selon le profil de chaque entrepreneur. Choisir le bon statut est alors primordial. Il détermine le régime fiscal, établit le statut social du dirigeant et influence le développement des activités. Auto-entrepreneur, portage entrepreneurial ou création de société, les entrepreneurs hésitent, car beaucoup ignorent les différences entre ces statuts. Comprendre les avantages et les inconvénients améliore la prise de décision, suivez le guide.
Auto-entrepreneur, portage entrepreneurial ou société : quelles différences concrètes ?
Le statut d'auto-entrepreneur
Simplicité administrative
La création d'une auto-entreprise est simple et rapide. Il suffit de s'inscrire sur le site de l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Entièrement gratuite et sans apport de capital, la procédure dure quelques minutes.
Charges réduites durant la première année
Les auto-entrepreneurs bénéficient d'une exonération de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Certaines personnes sont aussi éligibles à l'Aide à la création ou la reprise d'entreprise (ACRE) et obtiennent une réduction de 50% sur leur cotisation sociale. Elles doivent déposer leur demande au plus tard 45 jours après le démarrage de leurs activités.
Plafond du chiffre d'affaires
Le plafond dépend des activités : 203.100 euros (vente/hébergement) et 83.600 euros (services/libérales).
L'entrepreneur est basculé vers un régime classique s'il dépasse ce plafond pendant deux années successives.
Le portage entrepreneurial
Contrat de mandat
Le portage entrepreneurial implique la présence d'un porteur comme Tipi Portage. L'entrepreneur commence ses activités 48h après la signature du contrat. Ce statut lui garantit une autonomie complète.
Protection sociale (chômage, retraite)
L'entrepreneur reçoit un bulletin de paie, il bénéficie ainsi de la couverture sociale du régime général de la sécurité sociale. Il reçoit des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail ou de maladie et verse une cotisation pour sa retraite.
Recevoir les allocations chômage reste possible, tant que le montant des revenus reste inférieur à l'ancien salaire de référence.
Frais de gestion
Les frais de gestion sont souvent compris entre 5 à 15% du chiffre d'affaires.
La création de société (SASU, EURL…)
Lancer une entreprise convient aux activités en croissance.
Différentes structures existent. Entre autres, entreprise individuelle (EI), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) et société à responsabilité limitée (SARL).
Maitriser l'optimisation fiscale
Les avantages évoluent en fonction du statut.
SAS/SASU : flexibilité de rémunération et aide au retour à l'emploi (ARE)
SARL/EURL : intéressant sur le plan social.
L'impôt sur les sociétés facilite le réinvestissement.
Le crédit d'impôt recherche (CIR) ou innovation (CII) apporte une aide précieuse. S'implanter dans une zone aidée (ZAFR, ZFU, ZRR) ouvre aussi la voie à des exonérations intéressantes.
Enfin, déduire les dépenses professionnelles du résultat fiscal réduit le montant final.
Démarche
La préparation prend plus de temps.
La création est maintenant plus rapide, elle dure 10 jours ouvrés environ. Il faut rédiger le statut, publier les annonces légales et déposer le capital social.
Quel statut choisir quand on débute ?
L'auto-entreprise : une solution simple pour tester
L'auto-entreprise est cumulable avec une activité salariée, le chômage ou la retraite. Elle permet de démarrer une activité à moindre coût. L'entrepreneur peut alors tester son idée, évaluer les réactions du marché et adopter une meilleure stratégie. En cas de souci, la fermeture est simple et rapide.
Ses limites rapidement atteintes
L'entrepreneur dépasse rapidement le plafond fixé lorsque le succès est au rendez-vous.
L'absence de protection chômage constitue un risque au cas où les activités cesseraient.
Pourquoi de plus en plus de freelances se tournent vers le portage entrepreneurial ?
Une solution pertinente
L'indépendant consacre ses efforts à la réalisation des missions et à la prospection. Le porteur gère le volet administratif et financier.
Une bonne couverture sociale
La couverture sociale complète assure plus de tranquillité. Par ailleurs, l'entrepreneur reçoit toujours ses allocations chômage tant que ses revenus ne dépassent pas son ancien salaire de référence.
Les limites à connaître
Transparence des frais de gestion
Le principal défi consiste à éviter les éventuels frais cachés. Comparer les offres de deux ou trois sociétés de portage est alors recommandé.
Le volet commercial
Les entrepreneurs possèdent les compétences et le savoir-faire, mais la capacité à trouver des clients reste essentielle. Se lancer sans avoir la fibre commerciale devient risqué.
Quand faut-il quitter le statut auto-entrepreneur ?
Une hausse rapide du chiffre d'affaires
Les prévisions financières montrent si vous dépasseriez le plafond au bout de 5 ans ou non. Une croissance rapide réduit le délai. Prenez le temps d'analyser la situation après un premier dépassement. Si tous les signaux confirment la tendance, il vaut mieux préparer votre sortie de ce statut.
Effectuer une optimisation fiscale
Une forte imposition réduit la marge de manœuvre. Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu constitue une solution éprouvée.
Portage entrepreneurial ou création de société : comment arbitrer ?
Le critère du revenu
Créer une entreprise assure plus de revenus sur le long terme.
Le niveau de risque accepté
Lancer une société est plus risqué. Vous pourriez perdre votre capital en cas de gros problèmes.
Le besoin de protection sociale
Le portage entrepreneurial offre une meilleure couverture sociale.
Quel statut choisir selon votre profil ?
Débutant / reconversion
L'auto-entreprise convient pour tester une idée.
Le portage entrepreneurial est adapté lors d'une reconversion. Vos compétences et votre réseau constituent un plus, même si vous changez de domaine.
Freelance expérimenté
Le portage entrepreneurial est approprié si vous êtes un expert.
Profil recherchant sécurité
La couverture sociale et l'accompagnement du porteur contribuent au succès du portage entrepreneurial.
Pourquoi le portage entrepreneurial peut être une solution sécurisante pour évoluer
Tel un filet de sécurité, la couverture sociale apaise les inquiétudes. Les porteurs assurent un accompagnement sur mesure, selon vos besoins et votre activité. Ils envoient la facture, assurent le recouvrement, versent le salaire et établissent le bulletin de paie.
Vous consacrez votre énergie à votre cœur de métier, vous avez plus de temps pour peaufiner votre approche, améliorer votre stratégie et entretenir une bonne relation avec vos clients.
Vos revenus augmentent à mesure que votre réputation s'établit au sein de votre secteur.
FAQ : les questions que se posent les freelances
Quel statut est le plus rentable ?
L'auto-entreprise et le portage entrepreneurial ne nécessitent aucun capital au départ. Toutefois, créer une entreprise est plus rentable à long terme.
Peut-on cumuler auto-entrepreneur et portage entrepreneurial ?
Cumuler les deux statuts est possible.
Quel statut pour optimiser ses revenus ?
Le portage entrepreneurial optimise les revenus. Vous pouvez déduire vos frais professionnels de votre chiffre d'affaires.
Quel statut choisir pour démarrer une activité ?
Le portage entrepreneurial et l'auto-entreprise conviennent au lancement d'une activité.
Quand créer une société ?
La création d'une entreprise dépend de votre vision. Néanmoins, la croissance exponentielle de votre activité nécessite un changement de statut. Vous auriez besoin d'engager de nouvelles personnes ou trouver un financement plus important.